On parle de plus en plus du BIO dans le monde viticole, mais de quoi parle t-on vraiment ?

La première différence se trouve au niveau du cahier des charges qui impose plus ou moins de restrictions. Comme par exemple, sur l’utilisation des produits chimiques et des pesticides ou encore sur le taux de sulfites. Il est fixé entre 150 et 200 mg/litre pour un vin conventionnel, comparé à 100 à 150 mg/litre pour un vin bio et de 70 à 90 mg/litre pour un vin en biodynamie. Les vins naturels sont de manière générale bios et les vignerons travaillent selon une pratique qui valorise le moins de manipulation et d’intrants possibles dans toutes les étapes de la fabrication du vin, de la vigne à la bouteille. Pour ce dernier, l’ajout de sulfite est minime, entre 30 et 40 mg/litre.

Le vin BIO

Cette démarche oblige dorénavant à n’ajouter aucun traitement synthétique et d’insecticide dans les vignes et, depuis peu, propose à réduire les intrants lors de la vinification.

  • Les vignerons « bio » ne doivent utiliser aucuns produits de synthèse (pesticides).
  • Seuls des produits de biocontrôles et des molécules naturelles sont utilisés contre les maladies.

Le vin en biodynamie

Le vin biodynamique pousse la démarche des vins bio encore plus loin. Les vignerons qui utilisent cette méthode essaient d’intensifier la vie du sol afin qu’il y ait un meilleur échange entre la terre et la plante.

  • La non utilisation de produits de synthèse (pesticides). Le vigneron n’aura donc plus la possibilité de désherber chimiquement ou de soigner ses vignes avec des fongicides de synthèse.
  • L’utilisation de pesticides naturels (molécules naturelles) pour combattre les maladies : le cuivre (la fameuse bouillie bordelaise) et le soufre (en poudre ou liquide) mais en quantité réduite (4kg pour la viticulture biologique contre 3 kg max pour la biodynamie).
  • L’utilisation de préparations « biodynamiques » dans les vignes à base de compost de bouse de vache et de plantes infusées, tout en utilisant le calendrier lunaire.
  • La fermentation doit démarrer spontanément, sans levures sèches ajoutées, seulement avec ce que l’on appelle les levures indigènes.
  • Pour les sulfites, les doses sont inférieures à 90 m/L pour les vins blancs et 70 m/L pour les vins rouges. (la dose peut atteindre jusqu’à 200 mg/L pour un vin conventionnel).

Le vin naturel

Selon l’association, l’Association des Vins Naturels (www.lesvinsnaturels.org), qui regroupe une 50ène de vignerons membres qui ont définis entre eux un cahier des charges qu’ils se doivent de respecter :

  • Une culture bio ou biodynamique à la vigne
  • Des vendanges manuelles
  • Utilisation des levures indigènes pour la fermentation (levures présentent naturellement sur la baie des raisins)
    Aucune utilisation de techniques « brutales » pour le vin (osmose inverse, flash pasteurisation…)
  • Aucun intrant œnologique lors de la vinification à part pas ou peu de soufre (sulfite) ajouté.
  • Le sulfite ne doit être utilisé :
    • pour les rouges et effervescent que de : 0mg/l à 30mg/l maximum (contre 150 mg/l autorisé par l’E.U)
    • pour les blancs que de : 0mg/l à 40mg/l maximum (contre 200mg/l à 400mg/l autorisé par l’E.U)

La tendance actuel sur le marché du bio

Suite à la pandémie du Covid, les consommateurs ont besoin de sens et la demande en produits biologiques est forte. Les enseignes bio et la grande distribution ont des programmes de croissance soutenus. La demande est également forte dans le monde entier, notamment en Scandinavie, en Chine, aux Etats-Unis. Le développement de la conversion du vignoble et l’augmentation raisonnée des volumes mis sur le marché vont nous permettre de répondre à cette demande.
Pour 2022, l’institut IWSR prévoit la baisse des ventes sur le vin conventionnel, avec 208,1 millions de caisses de vins non bio vendues, et la hausse du bio, avec 17,26 millions de caisses attendues.

Selon une étude IWSR et Sud VinBio :

  • En 2021, la France consommera deux fois plus de vin bio qu’en 2013.
  • De l’ordre de 1,5 % en 2013, la consommation de vin bio dans le monde représentera 3,5 % du marché mondial à 976 millions de cols en 2023.
  • Il faudra doubler la superficie du vignoble bio d’ici à 2022, et le faire passer de 10 % de l’ensemble du vignoble à 20 %.
  • Les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour un vin bio

Retrouvez l’étude menée par vignerons bio nouvelle aquitaine.

source : https://www.natexbio.com/

Les défis du vin bio

Se convertir au bio, pour un viticulteur, n’est pas chose simple et prend du temps. En effet, la durée moyenne de conversion d’un vignoble est de 3 ans, années durant lesquelles le rendement de la vigne sera nettement plus faible. De plus, cette conversion demande des investissements notamment dans le matériel, ce qui engendre des coûts supplémentaires. Un vignoble bio coûte de 20 % à 40 % plus cher : binage à la main, utilisation de produits biologiques, strict respect du cahier des charges AB, etc.

Cultiver ses vignes en bio demande beaucoup plus de travail, et un climat favorable, d’où des disparités en France. Par exemple, les vignerons de Bourgogne se lancent en bio, toutefois, ils restent tributaires d’un climat humide propice aux maladies. C’est pourquoi, de nombreux producteurs entendent rester flexibles pour revenir au chimique si la récolte est menacée.

Toutefois, les viticulteurs bénéficient de nombreux accompagnements, à la fois en termes de R&D (protocoles de traitement, modélisations d’exploitation) et financiers (Etat ou politiques régionales).

Les salons du vin BIO

  • salon Biotyfoule à Tours : http://www.biotyfoule.org/
  • salon du vin BIO : https://www.salonduvinbio.com/
  • salon vinibio : https://www.salon-vinibio.com/
  • salon des vins naturels NUN VERITA
  • salon Nature et vins
  • salon VinoTours : https://www.vinotours.fr/

Selon l’institut britannique IWSR, les ventes de vin biologique devraient encore doubler en France, d’ici 2022. Le volume des ventes va bientôt dépasser le milliard d’euros, ce qui en fait un marché porteur d’avenir.

Vous pouvez vous former en vue de cette transition. Un organisme de formation a d’ailleur été créé, il s’agit de OWA Organic Wine Academy qui est dédié à l’univers du bio. OWA est une académie des vins bio qui a pour objectif de former les professionnels dans un premier temps et rapidement les amateurs, sur les vins biologiques, biodynamiques et natures qui sont élaborés selon des pratiques respectueuses de notre environnement.

Vignerons, on vous accompagne dans votre transition bio grâce à un accompagnement stratégique comprenant : Positionnement marketing et segmentation, Image de marque,  Plan de développement de ventes, Marketing de contenu